Tous les articles par Robert Mouanko

Education de la jeune fille : 75 bourses scolaires d’une durée de trois ans pour des enfants du Haut-Nyong

Dans le cadre de la première phase du micro-projet parlementaire baptisé « Appui à la scolarisation de la jeune fille dans le département du Haut Nyong », dans la région de l’Est, Berthe Nanga Mefant (photo), députée à l’Assemblée nationale, va accompagner 75 jeunes filles au cours des 3 prochaines années.

« Pour cette première cuvée, nous avons retenu d’abord 70 jeunes filles à raison de 5 par arrondissement pour le système francophone ayant obtenu le BEPC et le CAP et 5 filles pour le sous-système anglophone pour le compte de l’examen du GCE Ordinary Level. Ce qui fait un total de 75 filles retenues », explique l’élue.

Les critères ayant prévalu pour la sélection des lauréates sont l’âge et les résultats officiels du BEPC, du CAP et du GCE Ordinary Level mis disposition par les services déconcentrés du ministère des Enseignements secondaires du Haut- Nyong.

Déperdition scolaire

Pour l’accompagnement des lauréates au cours de l’année scolaire 2021-2022, la députée a offert des manuels scolaires, les frais de scolarité des 75 filles dans leurs établissements scolaires respectifs, 2 cartons de cache-nez et 200 flacons de gel hydro-alcoolique. Le don d’une valeur de 7 millions de FCFA a été remis le 15 septembre à Abong-Mbang, chef-lieu du département.

« Je suis consciente que ce projet n’est qu’un début de solution en ce qui concerne la problématique des déperditions scolaires chez les jeunes filles dans notre département. Je sais également qu’il nous reste beaucoup à faire », a-t-elle indiqué. En effet, la région de l’Est fait partie des zones dites d’éducation prioritaire où les déficits éducatifs sont encore importants.

Exigences

Pour bénéficier de cet appui jusqu’en classe de terminale, les lauréates devront satisfaire certaines exigences. En plus du passage en classe supérieure avec une moyenne annuelle de 12 sur 20, il leur faudra éviter les grossesses et le mariage pendant la scolarisation et surtout pas de mariage.

Dans ce qu’elle appelle « Contrat social », l’élue s’engage à apporter un appui à la scolarisation de la jeune fille de la classe de seconde jusqu’en classe de terminale. Il revient à leurs parents d’assumer les charges liées à l’hébergement et à la nutrition de leurs enfants.

 Elle exhorte les parents à soutenir les filles dans ce challenge tout en respectant leur part du ‘’Contrat social’’. « Vous qui m’aviez soutenu politiquement, soutenez-moi aussi dans la réalisation de cet important projet qui pourrait améliorer les conditions de vie de nos filles et dans nos familles », insiste la députée.

Aux jeunes filles, Berthe Nanga Mefant rappelle que « la beauté physique d’une femme est éphémère et perd de la valeur avec l’âge !  Par contre, les connaissances que vous allez acquérir à l’école sont pérennes et ne se dégradent pas avec l’âge ».

D.M.

Cacao : le prix minimum du kilogramme de la fève au Cameroun repasse au-dessus de la barre de 1000 FCFA

Les prix du cacao camerounais sur le marché local continuent de grimper. Après le léger rebond observé à partir du 10 septembre, à la faveur duquel le prix minimum du kilogramme est repassé à 1000 FCFA (contre 950 FCFA auparavant), ce même prix culmine à 1025 FCFA depuis le 15 septembre 2021. Ce qui correspond à une nouvelle hausse de 25 FCFA le kilogramme.

Le prix maximum, lui, reste stable à 1 100 FCFA, selon les données communiquées ce 16 septembre 2021 par le Système d’information des filières (SIF). Ce dispositif mis en place par l’Office national du cacao et du café (ONCC) permet de donner aux producteurs des informations en temps réel sur l’évolution des prix dans les différents bassins de production, afin de doper leurs capacités de négociation face aux acheteurs.

La nouvelle revalorisation du prix minimum des fèves dans les bassins de production du Cameroun survient en pleine saison des pluies, période généralement marquée par une réduction des prix consécutive aux difficultés d’accès aux bassins de production. Mais, au Cameroun, ces prix repartent une nouvelle fois à la hausse, ce qui témoigne de l’accroissement de la demande de fèves par les broyeurs, qui deviennent de plus en plus nombreux.

Paradigm Initiative lance des outils d’impact dans l’espace numérique

Paradigm Initiative (PIN) s’efforce de connecter les jeunes Africains mal desservis aux opportunités numériques et assure la protection de leurs droits
DAKAR, Sénégal, 16 septembre 2021/ — Paradigm Initiative (PIN) (https://Paradigmhq.org) est une entreprise sociale reconnue  pour  son travail dans le progrès des libertés d’Internet en proposant des solutions et en surveillant le cadre juridique et politique autour des TIC à travers l’Afrique dans l’objectif de garantir que les droits des citoyens sont protégés en ligne et afin d’améliorer les moyens de subsistance des jeunes mal desservis, organisera un Festival hybride du 20 au 23 septembre 2021 au Sénégal.

PIN s’efforce de connecter les jeunes Africains mal desservis aux opportunités numériques et assure la protection de leurs droits. Dans leurs bureaux régionaux au Cameroun, au Kenya, au Nigeria, au Sénégal, en Zambie, au Zimbabwe et au-delà, ils s’efforcent de connecter les jeunes africains à de meilleurs moyens de subsistance grâce à leurs programmes d’inclusion numérique et des droits numériques.

Travaillant sans relâche pour promouvoir l’inclusion numérique et défendre les droits numériques au moment où cela compte le plus, le PIN Festival-Sénégal est une célébration de tous les succès obtenus entre 2020 et 2021 par l’équipe et le soutien des partenaires.

Le Festival s’adresse aux Ministres du gouvernement, aux Secrétaires permanents, aux Chefs de commissions des droits de l’homme et à d’autres agences connexes, aux Parlementaires, aux Dirigeants du secteur privé, en particulier dans l’industrie technologique, aux Organisations de la société civile, aux Chefs religieux et culturels, aux Universitaires, aux Organisations médiatiques, aux Journalistes et au grand public.

Au cours des quatre jours, les participants peuvent s’attendre au lancement du nouveau bureau de PIN et du programme LIFE au Sénégal. De plus, ils auront droit à un coffret de lancement de plusieurs rapports et initiatives (Outils d’impact dans l’espace numérique) axés sur la protection des données, Londa, la sécurité numérique, la surveillance de la santé et le Focus.

PIN accueillera également une Académie des Droits Numériques orientée vers les pays francophones visant à renforcer les capacités des nouveaux défenseurs des droits numériques et fournira une plate-forme de discussions, de mise en réseau et de cartographie des plans d’action pour améliorer les droits numériques et l’inclusion en Afrique.

Parlant du Festival, Nnenna Paul-Ugochukwu, Directrice des Opérations chez Paradigm Initiative, a déclaré que l’équipe était enthousiasmée par le Festival du Sénégal. Ce sera une célébration et une excellente occasion de souligner l’excellent travail que nous accomplissons chez PIN pour défendre les droits numériques et l’inclusion en Afrique.

« Le PIN Festival est une célébration de tous les efforts déployés dans les coulisses pour faire progresser les droits numériques et l’inclusion en Afrique pendant la période du COVID-19 par PIN. Sans aucun doute, la pandémie du COVID-19 a fait peser de nombreuses menaces sur les droits de l’homme en ligne et hors ligne et a entraîné de nombreuses perturbations dans le monde du travail, car de nombreuses organisations ont dû ajuster leurs plans et programmes. Ironiquement, la pandémie a été le signal d’alarme bien nécessaire qui a mis en évidence l’importance de la technologie et solidifié pourquoi PIN existe. »

Distribué par APO Group pour Paradigm Initiative.

NGUL BE TARA homologué au Nigeria. Info ou Intox?

Réponse du Professeur Aimé Bonny, dans cet article publié sur le site d’information lesscoopsdafrique.com

Le ministère de la Santé publique a homologué, au mois de juillet 2021, quatre (04) produits de la pharmacopée traditionnelle camerounaise. Ces médicaments traditionnels améliorés (MTA) sont supposés potentialiser l’action du traitement validé, d’où leur appellation de produits « adjuvants ».

Cette autorisation encadrée (adjuvant) d’utilisation s’explique par le peu de données codifiées desdites décoctions issues des plantes de notre terroir. D’aucuns parleront d’autorisation de complaisance, ce qui serait une faute gouvernementale. On ne joue pas à la loterie avec la santé humaine. Un fait est indiscutable dans cette course contre la reconnaissance à tout prix et à tous les prix que se livrent les vrais et faux tradipraticiens.

La pandémie à la Covid-19 est une opportunité inespérée d’exister, tant scientifiquement parlant que financièrement. Dès lors, tous les coups peuvent être permis aux pays des aveugles où les borgnes sont rois. Le Dr Marlyse Ndi Peyou est l’un des valeureux chercheurs en médicaments traditionnels améliorés que le tamis ministériel a laissé sur le carreau. Cette « sanction » envers un médicament adoubé par le puissant voisin qu’est le Nigeria m’intrigua et suscita par conséquent ma curiosité.

La négligence par les autorités camerounaises du curriculum vitae made in Nigeria du Ngul Be Tara n’était pas ma seule préoccupation. Je me suis également posé la question de savoir comment un pays aussi sérieux en termes d’homologation de produits de santé, ce pays qui, contrairement au Cameroun, a une véritable agence du médicament (Nafdaq, https: //greenbook.nafdac.gov.ng) ait pu homologuer un produit qui n’a à ce jour aucune publication.

En effet, lors de l’interview de la consœur sur la chaîne Canal2 international le 30/07/2021, le Docteur déclara ” les études que nous avons faites seront publiées au Nigeria”. En général on ne publie pas dans un pays, mais dans une revue scientifique qui a une audience transfrontalière. Mais soit. La principale information est que le Ngul Be Tara, comme toutes les décoctions anti- Covid africaines, n’a aucune preuve lisible de son efficacité.

La brillante scientifique qui a fait ses classes en France et aux USA nous a rappelé que « le Nigéria publie énormément sur les plantes médicinales» et que les composantes biochimiques constituant les principes actifs des décoctions camerounaises ont été étudiées et publiées en Chine.

Pourquoi nos chercheurs n’empruntent pas le même chemin ? Pourquoi voulons-nous toujours faire passer les étrangers pour plus intelligents, en reprenant leurs travaux au lieu de produire les nôtres ? Le ministère de la recherche scientifique et de l’innovation (MINRESI) a une responsabilité certaine dans cette paresse intellectuelle.

Intrigué de cette mauvaise façon que beaucoup de nos chercheurs africains ont à vouloir imposer dogmatiquement leurs vérités, suis allé à la source de l’information.Premièrement, j’ai interrogé un imminent Professeur de médecine du centre hospitalier “Bayero State University” de Kano. Il n’est pas au courant de cette homologation. Il n’a même jamais entendu parler du Ngul Be Tara.

Ce dernier a interrogé les collègues chargés de la riposte anti-Covid au sein de son hôpital universitaire : jamais entendu parler du Ngul Be Tara. Ledit Professeur a interrogé les membres du « Nigerian national Think Tank against Covid-19 » : personne n’y est au courant de ladite homologation querellée, jamais entendu parler de la décoction de « la force de nos ancêtres ».

Je n’étais pas rassuré, croyant à une conspiration contre le produit de mon pays. J’ai donc visité le site web de l’agence nigériane du médicament (National Agency for Food and Drug Administration and Control = NAFDAQ) : aucune trace de ce produit. A moins qu’il faille un certain temps (plusieurs semaines ou des mois?) pour que la Nafdaq mette sur son site un produit qu’elle a déjà validé, il y a lieu de s’interroger sur ce succès de la médecine traditionnelle camerounaise hors de ses frontières.

Qu’aucun des nombreux médecins Nigérians aux avant-postes de la prise en charge de la Covid-19 ne soit informé de l’existence d’un produit pourtant homologué chez eux est une curiosité. Ce serait comme si le comité de lutte du Minsanté et ses démembrements hospitaliers (ORCA, Hôpital Central de Yaoundé ou Hôpital Laquintinie de Douala) n’ont pas suivi l’actualité sur les quatre (04) adjuvants validés au Cameroun.

Opacité suicidaire des tradipraticiens

“Quand c’est flou c’est qu’il y a un loup”. On observe ci et là beaucoup de déclarations intempestives sur des traitements miracles du Sars-cov-2. Le Pr Didier Raoult et sa horde de communicants de l’Institut Hospitalo- Universitaire (IHU) de Marseille ont fait des émules. Chacun y va de sa solution miracle pour une maladie qui tue par vagues, emportant également des patients qui en ont consommé.

Des chiffres de guérisons affolants sont distiliés par des adeptes de la non- démonstration de la vérité scientifique. Le Docteur Charles Hopson nous a même servi la prouesse de guérir le diabète. A croire que le comité du prix Nobel de médecine en a après ce génie Camerounais.

Profiter de l’adhésion sans réserve des populations africaines à la consommation des tisanes médicinales pour s’autoproclamer soignant est humainement reprochable et scientifiquement inacceptable. Autoriser cette liberté liberticide et risquée pour la santé des populations est une faute gouvernementale. Dérouler le tapis rouge à toutes sortes de « vendeurs de rêves » par les médias en panne de scoops manque de rigueur professionnelle.

La médecine traditionnelle africaine est la principale perdante de ce cafouillage. Oui cette médecine essentielle, héritage ancestrale jalousement préservé jusqu’à un passé récent, est à sa croisée des chemins. Inféodée par effraction par des commerçants sans aucune connaissance de la phytothérapie, la corporation des vrais tradipraticiens peine à répondre aux exigences de la critique constructive.

Nous ne pouvons que regretter que l’Afrique perde ainsi une sacrée opportunité de marquer le coup : à défaut de pouvoir avoir son vaccin, la phytothérapie africaine aurait dû être plus élaborée et démonstratrice de son efficacité. Nous avons la chance que par miracle l’Afrique échappe à une flambée de l’infection. Le rendez-vous est manqué.

Par Pr Aimé BONNY
Cardiologue Université de Douala, Cameroun President of the African Heart Rhythm Association (AFHRA)

Cameroun : Un collaborateur du CICR tué

Diomède Nzobambona, un canadien âgé de 62 ans, était un délégué spécialisé en eau et assainissement qui travaillait pour le CICR depuis 2003
YAOUNDE, Cameroun, 24 août 2021/ — C’est avec une grande tristesse que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) confirme qu’un de ses collaborateurs est décédé le 23 août suite aux blessures subies la veille au cours d’une agression à Bamenda, dans le Nord-Ouest du Cameroun.

Diomède Nzobambona, un canadien âgé de 62 ans, était un délégué spécialisé en eau et assainissement qui travaillait pour le CICR depuis 2003, et qui avait été sous contrat avec la Croix-Rouge canadienne entre 2007 et 2012.

Diomède était à Bamenda pour fournir une assistance humanitaire aux communautés affectées par les violences armées dans la région.

Les circonstances de cette tragédie doivent encore être clarifiées et aucune information ne peut être donnée à ce stade. La priorité du CICR est de soutenir les personnes les plus éprouvées par cette tragédie, en particulier sa famille, ses proches et ses collègues.

« Les mots ne suffisent pas pour exprimer l’immense tristesse face à cette perte, ni apaiser le chagrin de sa famille et de ses proches. Nous leur adressons nos sincères condoléances et l’expression de notre plus profonde sympathie », déclare Markus Brudermann, chef de la délégation du CICR au Cameroun.

Désinfectez votre téléphone

Il existe un risque d’infection de votre appareil mobile, ce qui expose vos informations personnelles et votre vie privée à un risque de fraude.
JOHANNESBURG, Afrique du Sud, 18 août 2021/ — Par Anna Collard

Imaginez-vous que votre téléphone portable puisse être utilisé pour vous espionner, écouter vos conversations et envoyer des informations et des images de votre appareil à un tiers ? Cette situation n’est pas celle d’un futur dystopique, mais celle du logiciel espion Pegasus installé sur des appareils mobiles par des clients de la société israélienne de logiciels espions NSO. Bien que le logiciel espion Pegasus ne soit destiné qu’aux forces de l’ordre et qu’il cible des personnes de grande valeur, Ce cas de figure donne matière à réflexion car, selon Anna Collard, SVP Content Strategy & Evangelist chez KnowBe4 AFRICA (www.KnowBe4.com), les logiciels malveillants et les logiciels espions mobiles ne visent pas seulement les personnes riches et importantes – ils peuvent avoir un impact sérieux sur la vie de n’importe qui.

« D’autres menaces mobiles, comme les logiciels malveillants bancaires par exemple, utilisent un processus similaire à celui du logiciel espion Pegasus pour atteindre les appareils des utilisateurs. » « Par exemple, beaucoup de ces types de logiciels malveillants sont installés par des personnes qui cliquent sur un lien reçu par SMS ou WhatsApp et finissent par télécharger une application malveillante qui peut entraîner une fraude au clic publicitaire, un ransomware mobile, des chevaux de Troie bancaires ou, dans certains cas, même root ou jailbreak leur téléphone pour obtenir un contrôle total à distance de l’appareil. Le logiciel malveillant permet ensuite aux criminels d’écouter les appels, de faire des captures d’écran et de voir ce que l’utilisateur tape – leur donnant accès aux mots de passe et les détails bancaires. »

Les criminels utilisent des outils et des approches d’ingénierie sociale pour donner aux utilisateurs un faux sentiment de sécurité. Ces messages malveillants, qui prétendent être un lien de suivi de colis ou un lien de confirmation bancaire, sont conçus pour inciter les gens à faire des erreurs impulsives. Et ces erreurs peuvent conduire à une compromission totale de votre appareil, vous mettant à risque, vous et votre sécurité financière.

« Ces infiltrations de logiciels malveillants intelligents sont conçues pour passer outre les défenses des gens », explique Collard. « Une autre forme de distribution consiste à profiter des appareils qui n’ont pas été mis à jour ou à exploiter les vulnérabilités du téléphone ou des apps qui n’ont pas encore de correctifs. Il est vraiment important de veiller à ce que vos appareils mobiles soient mis à jour et de minimiser les risques en supprimant les applications inutiles, en ne téléchargeant que des applications provenant de magasins d’applications officiels et en évitant de cliquer sur des liens depuis votre appareil mobile. »

 « Malheureusement, les gens sont plus susceptibles de cliquer sur un lien en utilisant leur appareil mobile parce qu’ils pensent qu’ils sont plus en sécurité que sur un ordinateur. Vous devez être prudent et vous assurer que si vous ne connaissez pas l’expéditeur, vous ne téléchargez rien et ne cliquez sur rien. Ne croyez pas un SMS qui vous dit de mettre à jour votre logiciel WhatsApp ou un lien qui vous dit de mettre à jour une application qui provient d’une plateforme des réseaux sociaux. Toujours faire les mises à jour depuis l’App Store ou Google Play, nulle part ailleurs. »  Faites également attention au « clickjacking », une forme de phishing mobile qui s’accompagne d’un lien invisible, recouvert d’un élément graphique « gênant » qui ressemble à un petit cheveu ou à un grain de poussière. L’utilisateur est ainsi incité à enlever les cheveux ou la poussière de l’écran du mobile, ce qui active le lien et lance une connexion vers le site de phishing.

Pour protéger votre appareil mobile contre les infections, vous devez faire attention à ce que vous cliquez, ne pas faire confiance aux liens inattendus provenant de sources inconnues, ne pas partager d’informations avec qui que ce soit –surtout si l’on vous appelle en prétendant qu’il s’agit de votre fournisseur de téléphonie mobile ou de votre banque – et ne pas communiquer vos OTP à des tiers, sauf si vous avez vous-même lancé la transaction avec un agent de confiance. Les appareils mobiles sont tout aussi menacés que les ordinateurs, alors restez conscients, restez vigilants et protégez-vous. 

La montée en puissance de TECNO

Pour TECNO, la croissance future viendra du développement de ses activités en dehors de l’Afrique
NAIROBI, Kenya, 18 août 2021/ — Dans des villes comme Lagos, Nairobi et Addis-Abeba, les rues animées sont inondées par les vitrines bleu vif de la marque phare de Transsion, TECNO (www.TECNO-Mobile.com). L’entreprise pourrait être encore une nouvelle marque au niveau mondial, cependant, l’entreprise a pris un chemin différent vers le succès par rapport aux autres grands fabricants de smartphones chinois ou aux marques internationales de téléphonie mobile. TECNO a construit son activité en Afrique et se concentre sur sa croissance dans les marchés émergents mondiaux. Et elle n’a pas l’intention de changer de stratégie maintenant.

Pour TECNO, la croissance future viendra du développement de ses activités en dehors de l’Afrique, en exploitant d’autres régions en développement comme le Moyen-Orient, l’Europe de l’Est et l’Asie du Sud-Est, mais en gardant l’Afrique comme point de mire.

Une récente recherche de Counterpoint révèle que TECNO était responsable de 18 % des expéditions totales de smartphones en Afrique en 2020. Le cabinet d’études attribue l’ascension de TECNO à un solide second semestre et à son portefeuille de smartphones abordables. La marque a fait une entaille à certains des plus grands noms de smartphones, faisant de TECNO une marque challenger à surveiller.

Approche locale/globale

L’éthique de TECNO est ancrée dans une stratégie commerciale appelée « glocalisation », c’est-à-dire la création de produits qui se vendront universellement mais qui pourront être adaptés à des marchés ou des régions spécifiques. Cette stratégie signifie la croissance de TECNO, qui est passée d’une marque centrée sur l’Afrique à un nouveau venu dans le segment des smartphones de milieu à haut de gamme sur les marchés émergents mondiaux.

En Éthiopie par exemple, Tecno est devenue la première grande marque de téléphones du pays à proposer un clavier en amharique, l’écriture native du pays. Cela a débloqué une toute nouvelle base de clients. Des claviers swahili et haoussa ont également été ajoutés depuis.

« Cela a permis à TECNO de devenir l’une des marques de smartphones les plus admirées en Afrique, ainsi qu’un expert dans la fourniture de technologies de pointe industrielles et d’appareils innovants conçus pour les utilisateurs mondiaux sur les marchés émergents », explique Stephen Ha, directeur général de TECNO.

Aujourd’hui, la gamme de produits de TECNO est grandement enrichie par ses gammes de smartphones quadri-cœurs et une diversité de produits AIoT, offrant aux consommateurs des appareils intelligents moyen et haut de gamme de haute qualité.

« Nous proposons un prix très compétitif, en permettant à nos clients de rester toujours connectés au monde et de profiter d’un mode de vie à la mode. Contrairement à de nombreuses marques internationales, TECNO se concentre sur les utilisateurs des marchés émergents et combine de manière créative la technologie mondiale avec les besoins réels des consommateurs locaux, leur apportant une technologie de pointe avec une innovation localisée et des caractéristiques différenciées. Ce type d’innovation est dans notre ADN », ajoute Ha.

En 2021, TECNO prévoit de faire un nouveau bond en avant dans l’espoir de stabiliser son ancrage sur des marchés plus émergents. « Pour accroître encore la popularité de notre marque, nous souhaitons jouer un rôle plus important sur le segment de marché moyen-haut de gamme. Nous y parviendrons en combinant activement des partenariats de niveau international pour créer notre image de marque globale, tout en utilisant également des activités de marque diverses et innovantes pour servir un nombre croissant de jeunes consommateurs ».

Rejoindre l’espace des smartphones haut de gamme

La mission de la marque TECNO est de devenir la marque technologique la plus admirée sur les marchés émergents mondiaux en faisant continuellement des percées dans l’innovation des produits.

Avec le PHANTOM X, TECNO entend redéfinir la tendance des téléphones phares haut de gamme et la faire évoluer vers de nouvelles dimensions qui illustrent un design haut de gamme, une technologie d’appareil photo phare de l’industrie et une expérience client transparente ponctuée par un service différencié.  « Nous sommes convaincus d’avoir trouvé la bonne stratégie en termes de nombreux aspects tels que le langage élégant du design, la technologie de l’appareil photo et l’expérience totale de l’utilisateur », déclare Ha.

Mais le PHANTOM X n’est qu’un début. Alors que TECNO continue à jouer un rôle plus important dans le segment de marché moyen-haut de gamme, elle cultivera sa position sur le marché en apportant avec elle des appareils intelligents haut de gamme et une offre basée sur les services, et mènera le tout avec un esprit d’innovation orienté vers le client.

« Le marché des smartphones moyen-haut de gamme est devenu plus mature aujourd’hui, et la demande du marché s’est rapidement étendue aux marchés émergents mondiaux. Nous sommes impatients de repousser la concurrence vers de nouvelles frontières afin de mettre plus rapidement la technologie et l’innovation phares à la disposition des consommateurs des marchés émergents mondiaux », ajoute Ha.

TECNO joue un rôle crucial post-pandémie

La pandémie de COVID-19 a entraîné des défis sans précédent tant pour l’industrie que pour la société, cependant, TECNO sait que chaque défi apporte une opportunité. « Au cours de la période, nous avons maintenu les lignes de communication avec nos partenaires mondiaux. Nous nous sommes tenus aux côtés de nos consommateurs pour les aider à surmonter les difficultés. Nous avons toujours été la marque qui repousse les limites », déclare Ha.

TECNO redonne aux communautés. Ils ont mis en place des mesures de réponse rapide pour soutenir les communautés locales lors d’événements soudains comme la COVID19. « L’année dernière, nous avons déployé une série d’initiatives pour fournir des mesures de prévention, du matériel et un soutien éducatif et économique qui vise à aider les communautés locales à maintenir leur sécurité et leur bien-être pour la vie quotidienne ».

TECNO s’est associée aux gouvernements de pays tels que le Nigeria, la Thaïlande, le Myanmar et l’Inde, pour fournir un soutien médical aux communautés locales. Avant la pandémie, elle s’est associée au HCR pour soutenir son projet mondial d’éducation, « Educate A Child », afin d’améliorer les conditions d’éducation des enfants réfugiés et de leur permettre d’obtenir plus de possibilités d’éducation.

Mais plus que de prendre à cœur sa responsabilité sociale, TECNO cherche à savoir ce dont le client a besoin, et cette philosophie est au centre même de tout ce qu’ils font. « Nous sommes à l’avant-garde pour répondre à la demande négligée du marché en développant des appareils et des services technologiques intelligents au design élégant pour nos consommateurs à travers plus de 70 marchés émergents mondiaux. Nous voulons fournir aux consommateurs une gamme complète de produits et de services de haute qualité à des prix compétitifs, qu’il s’agisse de smartphones, de tablettes, de vêtements intelligents ou d’appareils AIoT », déclare Ha.

Alors que TECNO se prépare à prendre le monde d’assaut, la marque reconnaît le rôle qu’elle joue dans la société.

« Nous investissons davantage autour de la numérisation afin de générer un impact positif sur l’écosystème commercial, les consommateurs ainsi que le développement social. Par exemple, nous avons organisé le premier événement mondial de lancement de l’AR (https://bit.ly/2W450u2) pour la série CAMON 16 en 2020 ; nous avons assisté à la montée de la tendance sociale des vidéos courtes et lancé le tout premier documentaire portant sur la « montée du selfie » (https://bit.ly/3mhR0bv), appelant le public à utiliser les appareils de manière positive. Nous investissons également davantage dans le commerce électronique pour apporter une meilleure commodité aux consommateurs », conclut Ha.

On peut clairement voir pourquoi TECNO a le vent en poupe. 

Il n’est donc pas surprenant qu’en 2020, elle ait dépassé ses concurrents en Afrique et ait été nommée parmi les dix « marques les plus admirées en Afrique », une reconnaissance qui lui a été accordée par ses pairs du secteur et les consommateurs.

Covid-19: Après le Corocur, le ministère de la Santé autorise la mise sur le marché de trois autres médicaments traditionnels

Ces trois adjuvants au traitement du coronavirus ont une validité de trois ans.

Après le Corocur du Dr Euloge Yiagnigni Mfopou, trois autres médicaments de la pharmacopée camerounaise viennent d’être validés par les pouvoirs publics. Il s’agit d’Adsak Covid, flacon de 15 ml et Elixir Covid, flacon de 125 ml de l’archevêque métropolitain de Douala, Mgr Samuel Kleda, le Soudicov Plus de l’Imam Modibo Soudi-Rey et le Palubek’s de Christelle Bekono.

La mise sur le marché de ces trois produits traditionnels a été autorisée le 8 juillet dernier par le ministère de la Santé publique, a-t-on appris, après avis favorable de la commission nationale du médicament. Ils ont une validité de trois ans et sont considérés comme adjuvants au traitement du Covid-19.

Interrogé par nos confrères du Quotidien Echos Santé dans son édition du 15 juillet 2021, le Dr Salihou Sadou, directeur de la pharmacie, du médicament et des laboratoires au ministère de la Santé publique, affirme que ces trois autres produits traditionnels ne soignent pas eux-seul le Covid-19. Mais peuvent être associés au protocole existant.

Ces nouvelles autorisations de mise sur le marché porte désormais à quatre, le nombre de solutions traditionnelles camerounaises validées par le gouvernement. Mais il a fallu du temps pour que ces produits soient homologués. Notamment ceux de Mgr Samuel Kleda qui ont pourtant montré une efficacité certaine, selon des patients depuis plus d’un an. C’est donc une bonne nouvelle pour les thérapeutes camerounais à qui l’Etat a demandé d’apporter des solutions à cette terrible pandémie qui continue de semer la désolation.

D’après les dernières statistiques communiquées le 12 juillet dernier par le ministère de la Santé, le Cameroun comptait 81 467 cas positifs, 79 825 guérisons et 1338 morts. De sources officielles, 220 776 personnes ont reçu la première dose du vaccin à cette date mais seulement 27 975 ont reçu la deuxième dose qui leur garantirait une immunité.

Frederic NONOS

Affaire Malicka: Le journaliste Martin Camus Mimb écroué à la prison de New-Bell

En compagnie de son ami Wilfrid Eteki, le promoteur de Radio Sport Info a été placé vendredi soir, sous mandat de détention provisoire à la prison centrale de Douala.

Martin Camus Mimb va passer sa première nuit en prison. Le journaliste a été écroué à la prison centrale de New-Bell à Douala dans la soirée du 16 juillet 2021. Avec lui, son compagnon Wilfrid Eteki

Les deux hommes sont poursuivis dans le cadre d’une affaire de cyberpornographie. Ils sont soupçonnés d’avoir abusé de la jeune Malicka Bayemi et d’avoir ensuite divulgué sa nudité sur la toile. L’affaire avait choqué l’opinion; provoquant une indignation généralisée, y compris du gouvernement. Ces faits sont passibles d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à trois ans. 

Pour l’heure, Cameroon-Info.Net n’a pu obtenir des informations précises sur les charges qui pèsent sur les deux prévenus.

Notre rédaction est cependant capable de dire qu’après une garde à vue de 48 heures à la division régionale de la police judiciaire du Littoral à Bonanjo, ils ont été présentés vendredi à un juge du Tribunal de Première Instance de Douala. Lequel a décerné à leur encontre un mandat de détention provisoire de six mois.

Fred BIHINA

LES PROPRIÉTAIRES DES SITES DES PYLÔNES ACCUSENT ORANGE CAMEROUN DE FILOUTERIE

IHS, le bras séculier de la compagnie de téléphonie mobile en charge de la gestion des sites accueillant ses pylônes et antennes de relais, ne respecte pas ses engagements locatifs, sous le regard complaisant d’Orange Cameroun.

Le réseau Orange Cameroun va connaître de sévères perturbations dans les prochains jours.Cette fois, ce ne sera pas en raison de problèmes techniques comme ils ont pris l’habitude de justifier éhontément leur incompétence à offrir des services de qualité aux Camerounais depuis plus de 20 ans.

Cette fois, c’est parce-que nous avons la ferme intention, s’ils ne respectent pas leurs engagements locatifs, de démanteler leurs pylônes et antennes de relais que nous abritons qui dans nos champs, qui dans nos cours et même sur les toits de nos maisons au grand dam de notre santé et celle de nos familles, car il est maintenant scientifiquement avéré que les ondes magnétiques ont un impact sanitaire à court ou long terme sur les personnes.C’est l’expression d’un ras-le-bol face à la morgue de colons d’orange Cameroun et son partenaire.

En effet, IHS à qui Orange sous-traite l’installation de ses pylônes et antennes de relais sur certains sites, est passée maîtresse en filouterie de loyer.À certains d’entre nous ils doivent 6 mois de loyer, à d’autres un an, à d’autres encore plus de deux ans de loyer.Nous avons commencé en toute courtoisie par des lettres de relance, pour leur faire respecter leurs engagements contractuels.Face au mur de silence retentissant auquel nous nous sommes à moult reprises heurtés, nous leur avons servi, chacun en ce qui le concerne, des mises en demeure par voie d’huissier avec ampliation à Orange Cameroun.Mais ni IHS, ni orange Cameroun n’ont donné des suites favorables à nos démarches.

Data Center Orange à Douala-Makepe

Face à ce que nous considérons comme un mépris et une volonté manifeste de nous spolier , alors qu’ils font chaque année des bénéfices se chiffrant en centaines de milliards, nous sommes résolus à utiliser la manière forte qui est l »ultime manière de leur faire entendre raison.

Il vous souvient qu’en 2017 , Camtel a été obligée, après plusieurs relances et mises en demeure, de suspendre la fourniture de la fibre optique à Orange Cameroun qui refusait de payer ses factures.C’est cette démarche musclée qui a obligé orange Cameroun à s’acquitter de ses dettes.S’ils sont partisans de la méthode forte, ils ne nous laissent pas le choix.Nous leur donnons un mois au-delà duquel nous allons de façon coordonnée, s’ils ne payent pas leurs loyers,procéder au démantèlement de leurs pylônes et antennes de relais sur les sites dont nous sommes propriétaires.

Le collectifs des propriétaires indignés

Ainsi va la République

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BORIS BERTOLT

Cyclisme : Kamzong Abossolo vainqueur du Tour du Cameroun 2021

Sa victoire était pour le moins attendue. Clovis Kamzong Abossolo a logiquement remporté le Tour cycliste international du Cameroun, ce dimanche 6 juin. Détenteur du maillot jaune au soir de la sixième étape, entre Douala et Kribi, jeudi dernier, le coureur de SNH Vélo Club a maintenu l’écart (12 secondes) avec son poursuivant, le Bulgare Andreev Yordan, jusqu’au sacre final.

«C’est une victoire méritée, s’est-il réjoui à l’arrivée de la dernière étape. Il y a longtemps que j’espérais remporter à nouveau cette course. Je suis un compétiteur satisfait. Je suis heureux d’avoir gagné, mais surtout de mettre de la joie dans les cœurs des Camerounais.»

Après l’édition de 2015, le Lion de la petite reine confirme, avec cette deuxième victoire, son statut de phénomène du cyclisme au Cameroun. Mais en 2015, celui qu’on appelle El pistolero avait porté le  maillot jaune de la deuxième à la dernière étape. Cette année, la stratégie était différente.

Paul Daumont remporte l’étape

Il explique : «Notre stratégie n’a jamais consisté à remporter une étape en particulier. Il était question de rester proches des leaders et attendre le bon moment pour attaquer. C’est que j’ai fait lors de la sixième étape. Une fois le maillot jaune sur mes épaules, je devais ensuite conserver l’écart avec mes poursuivants.»

Mission accomplie donc pour le Camerounais, arrivé sixième lors de la huitième et dernière étape de ce dimanche. La caravane est partie d’Ebolowa dans le Sud pour le Boulevard du 20 mai de Yaoundé (région du Centre). Une étape longue de 149 km, remportée par Paul Daumont. Comme lors de la deuxième étape, le Burkinabé s’est imposé au sprint. Il devance son compatriote Souleymane Koné et le Hollandais Peter Merx (Global Cycling).

Kigoum WANDJI

RÉSULTAT (17e Tour du Cameroun)

Classement général : Clovis K. Abossolo (CAM/SNH Vélo)

Classement par point : Paul Daumont (Burkina Faso)

Classement de la montagne : Genov Nikolay (Bulgarie)

Classement des jeunes : Léonien Alexandre (FRA/Martigues)

Classement des équipes : Equipe nationale de Bulgarie

Coronavirus – Afrique : Neuf pays africains sur dix ne devraient pas être en mesure d’atteindre l’objectif de vaccination urgente contre la COVID-19

Avec 32 millions de doses, l’Afrique compte pour moins de 1 % des plus de 2,1 milliards de doses administrées dans le monde
BRAZZAVILLE, Congo, 10 juin 2021/ — Alors que le nombre de cas de COVID-19 en Afrique est en augmentation pour la troisième semaine consécutive et que de moins en moins de vaccins sont disponibles, 47 des 54 pays d’Afrique – soit près de 90 % – ne devraient pas être en mesure d’atteindre l’objectif qui consiste à vacciner 10 % de leur population d’ici septembre, à moins que l’Afrique ne reçoive 225 millions de doses supplémentaires.

Les nouveaux objectifs mondiaux ont été annoncés lors de l’Assemblée mondiale de la Santé, l’organe décisionnel suprême en matière de politique de la santé. Au rythme actuel, seuls sept pays africains sont en mesure de les atteindre.

Alors que l’Afrique s’approche des 5 millions de cas de COVID-19, le nombre de nouvelles infections augmente d’une semaine sur l’autre, avec une hausse de 20 % lors de la semaine du 31 mai, soit plus de 88 00 nouveaux cas. La pandémie tend à la hausse dans 10 pays africains, dont quatre qui enregistrent un bond de plus de 30 % au cours des sept derniers jours, en comparaison avec la semaine précédente. Quelques 72 % de tous les nouveaux cas ont été enregistrés en Égypte, en Afrique du Sud, en Tunisie, en Ouganda et en Zambie, et plus de la moitié de ces nouveaux cas ont été enregistrés dans neuf pays d’Afrique australe.

« Alors que nous nous approchons des cinq millions de cas et qu’une troisième vague se profile, beaucoup des nôtres parmi les plus vulnérables restent dangereusement exposés à la COVID-19. Il a été montré que les vaccins permettent d’éviter des cas et d’empêcher les décès, c’est pourquoi les pays qui le peuvent doivent partager en urgence des vaccins contre la COVID-19. L’Afrique a désespérément besoin de ce partage de doses », a déclaré Dr Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique.

Avec 32 millions de doses, l’Afrique compte pour moins de 1 % des plus de 2,1 milliards de doses administrées dans le monde. Tout juste 2 % du 1,3 milliard d’habitants sur le continent ont reçu une dose et seuls 9,4 millions d’Africains sont entièrement vaccinés. Malgré de récentes promesses, seule la France a accru ses dons via le COVAX, avec 1 million de doses destinées à huit pays en juin.

Néanmoins, l’annonce prévue par le président des États-Unis Joe Biden que les USA achèteront et donneront un demi milliard de vaccins Pfizer à 92 pays à faible revenu et à revenu intermédiaire/tranche inférieure ainsi qu’à l’Union africaine, est un pas en avant important. Ceci intervient alors que nous observons des pays comme la France effectuer des livraisons tangibles à travers le Mécanisme COVAX.

« Le vent tourne. Nous voyons désormais des nations riches commencer à concrétiser leurs promesses », a déclaré Dr Moeti.

 Alors que disposer de plus de vaccins est vital, certains pays africains doivent intensifier les actions de déploiement rapide des vaccins qu’ils ont encore. Tandis que 14 pays africains ont utilisé entre 80 % et 100 % des doses qu’ils ont reçues à travers le Mécanisme COVAX, 20 pays ont utilisé moins de 50 % des doses reçues. Douze pays ont plus de 10 % de leurs doses de vaccins AstraZeneca risquant d’expirer d’ici la fin août.

« Nous devons nous assurer que les vaccins que nous avons ne sont pas gaspillés, chaque dose étant précieuse », a déclaré Dr Moeti. « Les pays qui accusent un retard dans le déploiement doivent intensifier leurs efforts de vaccination. »

Plusieurs pays africains, parmi lesquels la Côte d’Ivoire et le Niger, ont rencontré plus de succès en ajustant leurs stratégies de déploiement du vaccin. Lorsque cela est possible, l‘OMS recommande d’étendre les vaccinations au-delà des grandes villes jusque dans les zones rurales, en donnant la priorité aux vaccins dont la date d’expiration est proche, en s’attaquant aux difficultés logistiques et financières et en s’efforçant de stimuler la demande du public pour les vaccins.

Les attitudes envers les vaccins et l’acceptation de la vaccination varient d’un pays et d’une communauté à l’autre. Selon le Collectif de communication des risques et d’engagement communautaire, une initiative conjointe de l’OMS, de l’UNICEF et de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), la confiance en les vaccins en Afrique est comprise entre 38 % au Cameroun et 86 % en Guinée. En moyenne, l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale présentent la plus faible confiance en les vaccins avec un taux d’environ 60 %.

Pour combattre la désinformation sur les vaccins, l’OMS et ses partenaires ont lancé l’Alliance pour la riposte contre l’infodémie en Afrique (AIRA), qui s’appuie sur l’influence et les apports d’un réseau unique de 14 organisations qui mettent en commun leurs ressources pour lutter contre la désinformation. La vitrine de l’alliance, Viral Facts Afrique, a produit cette année plus de 150 vidéos et publications sur les réseaux sociaux pour contrer la désinformation. Ces vidéos et publications ont circulé sur près de 60 chaînes de réseaux sociaux partout dans la Région et ont généré plus de 100 millions de vues.

Dr Moeti s’est exprimée lors d’une conférence de presse virtuelle animée par APO Group. Elle a été rejointe par Mr Pierre N’Gou Dimba, Ministre de la santé, de l’hygiène publique et de la couverture maladie universelle de Côte d’Ivoire ; ainsi que de Mme Luchen Foster, Directrice des partenariats de santé de Facebook. Étaient également présents pour répondre aux questions des journalistes, Dr Phionah Atuhebwe, fonctionnaire technique pour l’introduction des vaccins au Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique, Dr Thierno Balde, chef de l’unité Partenariats opérationnels au Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique, et Dr Gilson Paluku, fonctionnaire technique pour la vaccination systématique et de l’introduction des nouveaux vaccins au Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique.

Distribué par APO Group pour WHO Regional Office for Africa.

Repêchage de la Rugby Africa cup : le Cameroun a Battu le Burundi par 81 à 3

Après cette victoire éclatante, les Lions indomptables vont affronter les Étalons du Burkina Faso, le 13 juin 2021.
LE CAP, Afrique du Sud, 10 juin 2021/ — Les Lions indomptables du Cameroun ont battu, ce 9 juin au stade du 4 Août de Ouagadougou (Burkina Faso), les Hirondelles du Burundi par le score sans appel de 81 à 3.

Avant l’entame du match, les deux équipes nationales ont observé une minute de silence à la mémoire des victimes de l’attaque terroriste survenue, dans la nuit du 4 au 5 juin 2021, dans le village de Solhan, au nord-est du pays organisateur.

C’est le Cameroun qui a ouvert le score à la 10ème minute par un essai transformé du n°10 Noël Touko. Six minutes plus tard, ce joueur en demi-ouverture a réédité un autre essai. Le quinze camerounais a continué à multiplier les essais et les essais transformés. La rage de vaincre n’a pas manqué de provoquer des fautes de la part des deux équipes. C’est à la 35ème minute que le Camerounais Cédric Moteyo a pris un carton jaune en raison d’un placage sans ballon. L’équipe burundaise en a profité à la 36ème minute pour disposer d’une pénalité. A la 2ème mi-temps, un carton jaune a été attribué au Burundais Helvé Hasabumutima. Le score final a été de 81 à 3 en faveur du Cameroun.

Pour l’entraîneur burundais, Kinyinda Wakazadi, cette défaite pourrait s’expliquer par leur impréparation. « Cela fait 8 ans que nous n’avons pas joué de rugby à 15 », s’est-il justifié.  Pour le sélectionneur camerounais, Richard Kidal, ce tournoi représente le grand retour de son pays après sa suspension des instances internationales du rugby et de rappeler que son pays était dans le palmarès des 10 meilleures équipes africaines. Quant au capitaine de l’équipe victorieuse, Justin Amougou, il a reconnu que leurs adversaires n’ont pas démérité dans cette compétition et ils ont fait montre de courage.

Après cette victoire éclatante, les Lions indomptables vont affronter les Étalons du Burkina Faso, le 13 juin prochain dans l’après-midi, au stade du 4 Août de Ouagadougou. L’équipe burundaise prendra ainsi le chemin de retour au pays après avoir cumulé deux défaites respectivement contre le Burkina Faso et le Cameroun.

Distribué par APO Group pour Rugby Africa.

Mission du Recteur de l’AUF au Cameroun : Des pistes de collaboration concrètes pour l’employabilité des diplômés.

Le Recteur de l’AUF, Prof. Slim Khalbous, a effectué une mission au Cameroun, du 16 au 20 mai 2021. Cette visite de travail, la première depuis sa prise de fonction en décembre 2019, a été marquée par quatre moments forts : des rencontres avec les chefs d’établissements membres du Cameroun, la signature de trois accords-cadres de partenariat avec le gouvernement camerounais, la signature de la convention d’hébergement du Centre d’employabilité francophone (CEF) de Douala, un dîner-débat sur le thème de l’employabilité et de l’insertion professionnelle des diplômés.

Réunions et échanges avec les recteurs des universités d’État et les chefs d’institutions privées de l’enseignement supérieur membres de l’AUF au Cameroun

Le prof. Slim Khalbous s’est également adressé aux chefs d’établissements membres de la région, connectés à distance

Lors des réunions de travail avec le Recteur de l’Université de Yaoundé 1, le Recteur de l’Université de Yaoundé 2 et les Chefs d’établissements membres du Cameroun, le Prof. Slim Khalbous a présenté la nouvelle orientation stratégique de l’AUF, basée sur 4 éléments :

  • un nouveau modèle de gouvernance marqué notamment par le renouvellement de ses équipes, l’instauration de la parité dans son directoire ainsi que le renouvellement de sa méthode de travail dont la consultation mondiale est une résultante ;
  • un nouveau concept – la Francophonie scientifique – plus large, qui rend mieux compte du rayonnement de l’université sur l’ensemble de la chaîne éducative, englobe la formation professionnalisante, la recherche passerelle entre l’université et la formation professionnelle ainsi que l’ouverture de l’université sur son environnement ;
  • de grands projets structurants, plus fédérateurs, à l’instar des centres d’employabilité francophones, espaces d’accompagnement professionnel pour les étudiants ;
  • autour des thématiques stratégiques : la transformation numérique dans les systèmes éducatifs et universitaires, l’employabilité, l’insertion professionnelle des diplômés et l’entrepreneuriat, la recherche-action, la recherche-innovation, la recherche à impact économique et social, la publication d’articles scientifiques en français, l’innovation pédagogique, etc.

Le Recteur a annoncé la création de bureaux nationaux, en plus des directions régionales, pour renforcer la présence de l’AUF dans les pays francophones importants comme le Cameroun et valoriser le génie de l’expertise et des compétences francophones à l’échelle scientifique internationale. Il a également annoncé la création cette année, de deux CEF pilotes au Cameroun, à Douala et à Yaoundé.

Signature d’accords-cadres de partenariat avec le gouvernement du Cameroun

La cérémonie de signature de ces accords-cadres de partenariat a eu lieu le 18 mai 2021 au ministère des relations extérieures.

Les conventions avec le gouvernement de la République du Cameroun fixent le cadre de partenariat et les modalités de collaboration entre l’AUF et trois départements sectoriels : le ministère de l’emploi et de la formation professionnelle, le ministère de la jeunesse et de l’éducation civique, le ministère des petites et moyennes entreprises, de l’économie sociale et de l’artisanat.

L’éclairage du Recteur de l’AUF : « La question du chômage des diplômés est une question cruciale pour les pays du Sud en général et au Cameroun, c’est une question très importante et stratégique. L’AUF va accompagner les ministères engagés dans ce partenariat dans les questions de l’employabilité, notamment pour une meilleure insertion des diplômés de l’université. À côté de cela, nous allons également travailler sur la recherche et l’innovation. En fonction des besoins exprimés par les autorités publiques, nous allons lancer des programmes de recherche qui apportent des solutions concrètes aux problèmes économiques et sociaux du pays. Enfin, la formation des formateurs. Le besoin en formation des formateurs est énorme. Il concernera les aspects didacticiels et technologiques mais surtout les aspects numériques pour pouvoir concrétiser l’enseignement hybride, nécessité absolue pour les prochaines années. »

Signature de la convention d’hébergement du CEF de Douala

La convention d’hébergement du CEF de Douala a été signée par les profs. Slim Khalbous représentant l’AUF et Magloire Ondoa, Recteur de l’Université de Douala.

Les centres d’employabilité francophones constituent l’un des éléments clés de la prochaine stratégie de l’AUF pour relever le défi de l’employabilité des diplômés. Espaces d’accompagnement à l’insertion professionnelle à l’intérieur de l’université et entièrement financé par l’AUF, les CEF vont accueillir prioritairement les étudiants en phase de diplomation pour leur proposer un bilan de compétences, un plan de carrière, des formations complémentaires et les rendre mieux employables.

« Cette nouveauté est extraordinaire parce qu’elle va permettre d’abord de proposer des formations gratuites, ensuite de proposer des certifications gratuites, des certifications en langue, des certifications en nouvelles technologies… » a souligné le Recteur de l’AUF dans son allocution, lors de la signature de la convention d’hébergement du CEF de Douala, le 19 mai 2021. « Nous allons, à travers la coopération avec le ministère, notamment le MINESUP, lancer le statut d’étudiant entrepreneur, c’est-à-dire encourager les étudiants, avant même de quitter les enceintes de l’université, à être porteurs de projets. Dès lors, plutôt que d’être demandeurs d’emplois, ils sont créateurs d’emplois, mais pour cela, il faut pouvoir les identifier, ces étudiants qui sont capables d’être porteurs de projet, et c’est l’un des objectifs de ces CEF » ajoutera-t-il.

Le CEF de Douala sera hébergé par l’Université de Douala, au sein de l’Institut universitaire de technologie (IUT). L’IUT abrite déjà depuis 2017, la Plateforme de coopération université-entreprise (PCUE), financée par l’AUF.

Dîner-débat sur le thème de l’employabilité et de l’insertion professionnelle des diplômés

À l’initiative du Directeur de l’IUT, le professeur Jacques Etame, et dans le prolongement de la signature de la convention du CEF de Douala, le Recteur de l’AUF s’est entretenu avec des chefs d’entreprises, des startuppers, des responsables universitaires et les autorités administratives locales,  sur l’employabilité et l’insertion professionnelle des diplômés. La rencontre a eu lieu dans un hôtel de la ville, autour d’un dîner-débat. Dans une atmosphère détendue et conviviale, chaque partie a présenté son regard, ses actions et sa vision dans ce domaine. Des échanges nourris, ont permis de conforter les points de vue diversifiés et convergents. Au final, les différents protagonistes se sont accordés sur la nécessité d’une collaboration conjointe et d’une synergie d’actions pour  des résultats porteurs en faveur de l’employabilité et l’insertion professionnelle des diplômés. Le CEF de Douala y jouera un rôle prépondérant.

Les qualifications de la Coupe du Monde de Rugby 2023 chargent en avant avec le Repechage de Rugby Africa Cup dès le 5 juin 2021

Le Repêchage de la Rugby Africa Cup marque le redémarrage du programme de compétitions de Rugby Africa et lance la qualification pour la Coupe du Monde de Rugby 2023.

LE CAP, Afrique du Sud, 3 juin 2021/ — Enfin, le moment est venu pour les éliminatoires africains de la Coupe du monde de rugby 2023 de commencer. Le repêchage de la Rugby Africa Cup est accueilli par la fédération de rugby du Burkina Faso dans la capitale Ouagadougou au Stade du 4 Août, du 5 au 13 juin 2021.

Le Repêchage de la Rugby Africa Cup marque le redémarrage du programme de compétitions de Rugby Africa et lance la qualification pour la Coupe du Monde de Rugby 2023. La compétition masculine à 15 phare de Rugby Africa étant passée de 4 équipes en 2016 à 14 équipes en 2021, la Rugby Africa Cup Repêchage sera le premier tour des éliminatoires de la RWC 2023 pour l’Afrique. Le vainqueur du tournoi rejoindra la 12e place de la poule D de la Rugby Africa Cup, qui se déroulera en Tunisie du 10 au 18 juillet 2021. La poule D comprend les équipes nationales du Zimbabwe et de la Tunisie. Ce deuxième tour de la Rugby Africa Cup se jouera dans quatre poules de trois équipes chacune en juillet dans quatre lieux différents, à savoir la Namibie, le Kenya, l’Ouganda et la Tunisie. Les 2 meilleures équipes de chaque poule passeront au troisième et dernier tour de la Rugby Africa Cup en 2022. Un tournoi à élimination directe à 8 équipes disputé avec des quarts de finale, des demi-finales et une grande finale permettra au vainqueur de se qualifier directement pour la RWC 2023 et au finaliste de participer à un tournoi mondial de repêchage.

Trois équipes devraient participer au tournoi de repêchage à la ronde de la RAC sur quatre jours de match, à savoir le Burkina Faso, le Burundi et le Cameroun. Cette participation à un tournoi qui fait partie du parcours de qualification pour la Coupe du monde de rugby constituera une première pour le Burkina Faso et le Burundi. Alors que ce tournoi marquera le retour du Cameroun dans une compétition internationale suite à sa réintégration en tant que fédération membre de Rugby Afrique.


Rugby Africa a présenté le calendrier suivant pour les rencontres du repêchage de la Rugby Africa Cup :

• 5 juin : Burundi vs Burkina Faso (Hommes)

• 9 juin : Burundi vs Cameroun (Hommes)

• 9 juin : Burkina Faso vs Cameroun (Femmes)

• 12 juin : Burkina Faso vs Cameroun (Femmes)

• 13 juin : Burkina Faso vs Cameroun (Hommes)

Dans le cadre de l’engagement de Rugby Africa à accroître les opportunités de compétition, de partenariat et d’engagement des fans avec le rugby féminin, le tournoi est aligné sur une série de matchs tests à travers l’Afrique qui évalue les équipes féminines à 15 et prépare l’avenir du rugby féminin.

Cela a été cimenté par le récent lancement de WXV, un modèle de compétition mondiale annuelle à trois niveaux – une plate-forme permettant aux équipes internationales féminines de participer à des compétitions plus cohérentes, compétitives et durables aux niveaux régional et mondial.

Préparée pour le début du tournoi, la présidente de la fédération de rugby du Burkina Faso, Rolande Boro, a déclaré que le moment était venu pour son pays de montrer son talent sur la scène du rugby africain.

« En tant que fédération, nous sommes extrêmement heureux d’être le pays hôte et de voir notre équipe nationale participer pour la première fois. Nous avons organisé avec diligence cet important tournoi et nous sommes plus que prêts à monter du beau rugby sur le terrain à nos fans. Nous avons placé la barre très haut pour répondre aux normes internationales sachant très bien que cela marquera officiellement le début des Éliminatoires Africains pour la Coupe du Monde de Rugby 2023 qui se tiendra en France.

Posant également ses crampons pour la première fois sur le terrain de repêchage de la Rugby Africa Cup, le président de la Fédération burundaise de rugby, Albert Habyarimana, a déclaré que le Burundi porterait haut son drapeau lors du tournoi #AfricaAsOne.

« C’est un tournoi ambitieux dans lequel nous nous dirigerons – un jeu compétitif mondial qui fera certainement grandir l’équipe nationale du Burundi et encouragera les fans à participer et à soutenir leur équipe locale. Nous visons à développer notre profil et notre base de fans et ce tournoi mettra certainement en lumière la fédération et les joueurs. »

De retour sur la scène internationale après une période d’absence, le président de la fédération camerounaise de rugby, Marc Essono a déclaré que c’était un honneur d’y participer.

« Nous sommes heureux que le Cameroun ait été réintégré dans la famille continentale de Rugby Afrique et nous saluons ce tournoi. Nous savons que notre pays a un grand potentiel et il est important que notre équipe nationale commence à s’établir à nouveau sur le terrain mondial. »

Les cinq matchs seront enregistrés et téléchargés sur le site Web de Rugby Africa et sur YouTube et Facebook.

Pour plus d’informations connectez-vous sur Compétitions – Rugby Afrique (https://bit.ly/3g13MWW)

Respect et dialogue pour restaurer la normalité face à une ligue dissidente fermement rejetée

Gianni Infantino a exprimé son soutien au modèle sportif européen, synonyme d’ouverture et d’inclusion, avec ses promotions et ses relégations
ZURICH, Suisse, 20 avril 2021/ — Le président de la FIFA (www.fr.FIFA.com), Gianni Infantino, a appelé au respect et au dialogue tout en exprimant le rejet de la FIFA face au projet de ligue européenne dissidente, et a demandé que les parties concernées revoient leur position en prenant en considération le respect des institutions existantes pour protéger les intérêts du football national, européen et mondial.

« Laissez-moi vous le dire très clairement : la FIFA est une organisation qui repose sur des valeurs, les vraies valeurs du sport », a rappelé le Président Infantino dans un discours prononcé à l’occasion du 45e congrès ordinaire de l’UEFA, à Montreux (Suisse). « Elle s’appuie également sur des statuts qui définissent un cadre institutionnel sous une forme pyramidale, avec la FIFA, les confédérations, les associations membres, les ligues, les clubs et les joueurs. La FIFA ne peut que désapprouver fermement la création d’une Super League fermée, en rupture avec les institutions en vigueur, les ligues, les associations membres, l’UEFA et la FIFA. Cette structure existerait en dehors du système. Il ne fait aucun doute que la FIFA désapprouve [cette initiative]. »

Gianni Infantino a exprimé son soutien au modèle sportif européen, synonyme d’ouverture et d’inclusion, avec ses promotions et ses relégations. Un modèle qu’il a lui-même promu pendant 16 ans, au sein de l’UEFA : « La FIFA est là et je suis là aujourd’hui en tant que Président de la FIFA pour apporter notre soutien au football européen, à l’UEFA et aux 55 associations membres de l’UEFA et de la FIFA, aux ligues, aux clubs, aux joueurs et aux supporters. Nous sommes aux côtés des supporters partout en Europe et à travers le monde. »

« Nous ne pouvons que constater que certains sont prêts à de nombreuses compromissions dans la poursuite d’un bénéfice financier à court terme », a poursuivi le Président de la FIFA. « Je crois que chacun doit prendre le temps de la réflexion et de l’analyse, et prendre ses responsabilités. Il ne faut pas penser seulement aux actionnaires, mais aussi aux gens, à tous les supporters et à tous ceux qui ont contribué à faire du football et des clubs européens ce qu’ils sont aujourd’hui. Cette histoire ne se résume pas à quelques décennies ; elle remonte à plus d’un siècle. L’amour, la passion et l’engagement de nombreuses personnes ont contribué à créer ce que nous avons aujourd’hui. Il nous revient de protéger cet héritage. C’est notre mission. »

En guise de conclusion, Gianni Infantino a estimé qu’il fallait respecter le cadre existant, tout en soulignant que la FIFA était prête à débattre de toute idée entrant dans ce cadre. « La FIFA est une organisation démocratique et ouverte. Tout le monde peut faire des propositions, à condition de respecter les institutions, les championnats, les associations membres, l’UEFA et la FIFA ; à condition de respecter l’histoire et la passion des innombrables supporters, partout dans le monde. Je suis conscient que nous vivons une période exceptionnelle. Les émotions sont parfois difficiles à maîtriser, mais il faut tenir le cap. Le football est synonyme d’espoir. Notre rôle est de faire de cet espoir une réalité. Nous espérons que les choses rentreront rapidement dans l’ordre, que ce conflit sera rapidement résolu, toujours de façon responsable, dans le respect et la solidarité, et sans jamais perdre de vue l’intérêt du football national, européen et mondial. »

Le maire de Douala met la SMID sur la touche et tente de lever 150 milliards de FCFA via la Beac

La Communauté urbaine de Douala (CUD), la super-mairie de la capitale économique du Cameroun, va tenter de lever une enveloppe de financements de 150 milliards de FCFA sur le compartiment des titres de créances négociables (TCN), mis en place par la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), a annoncé le journal Ecomatin, citant le maire de la ville de Douala, Roger Mbassa Ndine (photo). « Nous nous sommes rapprochés de la banque centrale pour vérifier si la Communauté urbaine de Douala pouvait être éligible au marché, afin d’accélérer un certain nombre de travaux. La banque centrale nous a certifié et garanti que cette démarche est bel et bien possible et attendue », explique l’édile de la capitale économique camerounaise. 

Instruments financiers permettant aux grandes entreprises, aux banques, aux trésors publics nationaux et leurs démembrements, puis aux investisseurs institutionnels (compagnies d’assurances, fonds de pension…) de se prêter de l’argent entre eux, les TCN, assortis d’intérêts, sont généralement émis sur un marché réglementé (BEAC) ou de gré à gré, pour une maturité déterminée. Depuis l’adoption de son cadre juridique par le comité de politique monétaire de la BEAC, en décembre 2014, ce compartiment du marché des titres publics de la Beac est plutôt atone. La CUD devrait donc être l’un des pionniers sur ce marché.

Au demeurant, en décidant de lever elle-même les financements pour ses projets d’investissements, la super-mairie de la capitale économique camerounaise met sur la touche la Société métropolitaine d’investissements de Douala (SMID), mise en place en 2018 par Fritz Ntone Ntone, le prédécesseur de Roger Mbassa Ndiné à la tête de la CUD. La SMID, qui avait pu lever 5,4 milliards de FCFA sur les 10 milliards sollicités pour constituer son capital social, ambitionnait, à terme, de mobiliser une enveloppe globale de 1400 milliards de FCFA pour la construction de certaines infrastructures dans la ville de Douala.

Mais, depuis le changement intervenu à la tête de la CUD en 2020, avec l’arrivée de Roger Mbassa Ndiné, une bataille pour le contrôle de cette société s’est déclenchée, le nouveau maire de la ville réclamant le poste de président du Conseil administration, encore détenu par son prédécesseur. Cette lutte de leadership, qui joue désormais les prolongations devant la justice, a débouché le 31 mars 2021 sur une résolution du Conseil de communauté qui constate la faillite de la SMID, et enjoint le maire de tout mettre en œuvre pour défendre les intérêts de la CUD, dont les engagements dans la SMID s’élèvent à environ 2,5 milliards de FCFA.

C’est dans ce contexte de bruits de vaisselles, rarement affectionné par les investisseurs, que la CUD se prépare à lever 150 milliards de FCFA sur le marché monétaire. Cette opération est sans rappeler celle effectuée en 2005 par Edouard Etondé Ekotto, lui aussi délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala à l’époque. À travers CUD finances, une filiale financière montée par la super-mairie de Douala, cette structure avait lancé sur le marché financier local un emprunt qui avait débouché sur des accusations de détournements de 5 milliards de FCFA, que la justice n’avait finalement pas pu établir au bout d’une longue procédure judiciaire.

Brice R. Mbodiam

Poulets congelés: importations non autorisées au Cameroun.

Le gouvernement camerounais a-t-il autorisé l’importation des poulets congelés au mois de mars 2021 ? Cette question se pose dans un contexte où le ministre en charge de l’élevage (Minepia), Dr Taïga, a autorisé, le 22 mars dernier, l’importation « de produits aviaires ». Dans ce sens, il a adressé une lettre d’accord à l’ambassadeur du Brésil au Cameroun.

Au sein de l’opinion, certains estiment que cette autorisation du membre du gouvernement donne quitus aux éleveurs d’importer massivement du poulet congelé suspendu au Cameroun en 2006. Ce qui est une interprétation erronée du document.

« Dans le cadre du développement de la filière avicole camerounaise et de la diversification des fournisseurs d’intrants, j’ai l’honneur d’accepter l’importation de produits et sous-produits aviaires du Brésil, dans le respect des exigences sanitaires et zoosanitaires du Cameroun et du Brésil, selon les normes de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) », écrit le Minepia.

Les services de la communication du Minepia expliquent que cet extrait de la lettre ministérielle ne doit pas prêter à confusion. Il ne s’agit pas d’une autorisation d’importer du poulet congelé. « Le Cameroun importe les intrants pour développer son élevage. La lettre du ministre marque l’accord du gouvernement pour importer par exemple des œufs à couver, des poussins d’un jour et des aliments pour la filière avicole », explique une source autorisée dans ce ministère.

Le président de l’Interprofession avicole du Cameroun (Ipavic), François Djonou, va dans le même sens : « Les termes produits aviaires ou “avian products” ne signifient pas que les poulets seront importés. Et puis, si vous regardez très bien cette lettre, vous verrez qu’on a même parlé de “by-products” ou sous-produits aviaires. Parlant des sous-produits aviaires, on peut importer par exemple de la farine de viande de poulet, qui est une bonne source de protéine pour les poulets. Tout comme on peut importer la farine de plume ou la farine de sang. Cette lettre nous autorise à nous approvisionner en plusieurs types de produits depuis le Brésil. Je ne sais pas pourquoi certains pensent que cette lettre autorise le retour des poulets congelés ».

Pour comprendre cette polémique autour de la lettre du Dr Taïga, il faut noter que cette lettre apparaît sur les réseaux sociaux quelque temps après le décès du défenseur de la souveraineté alimentaire du Cameroun, Bernard Njonga. Il est décédé dans la nuit du 21 au 22 février 2021, à l’âge de 66 ans.

M. Njonga, aux yeux de l’opinion, est l’homme grâce à qui le Cameroun a stoppé l’importation du poulet congelé pour privilégier la consommation du poulet élevé localement. La lettre du Minepia est alors apparue à certains comme le retour à l’importation du poulet congelé, car celui qui, de par son activisme, combattait cette pratique n’est plus. Ce qui n’est pas vrai. Du moins pas pour l’instant. Car, la lettre du Dr Taïga est une autorisation d’importation d’intrants et non du poulet congelé

Sylvain Andzongo

Celestin DJAMEN crée son parti politique: l’APAR

Après avoir démissionné du Social Démocratic Front (SDF) en août 2018, puis du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) en décembre 2020, Célestin Djamen vient de lancer son propre parti politique. Dénommé Alliance patriotique et républicaine (APAR), l’homme politique tient à se distinguer des autres formations politiques où il a milité. « A peine créé, APAR fait déjà l’actualité et compte intégrer le  top 5 .Le SDF et le MRC sont pratiquement morts. La mort du MRC est peut-être lointaine, mais certaine », se targue-t-il d’emblée sur une chaîne de radio à Douala ce 15 avril.

Avec l’APAR, l’ancien secrétaire aux droits de l’Homme et à la gouvernance du MRC entend faire les choses différemment : « je suis contre le culte de la personnalité, les gourous, demi-dieux et autres, commence-t-il, je ferai tout pour que APAR soit ouvert à tous. Il y aura un département formation politique, passage obligatoire pour tout militant,  ce qui n’est pas fait ailleurs ». Pour y parvenir, il a annoncé plusieurs innovations au sein de son parti, dont entre autres, la création d’un département dédié à la formation en politique de ses adhérents, l’ouverture à d’autres courants de pensée et l’instauration d’une commission disciplinaire. Il indique d’ailleurs qu’il « y a déjà beaucoup de demandes d’inscriptions. Il y aura une commission disciplinaire. Nous autorisons les courants de pensée, mais dans la discipline ».

L’ancien cadre du MRC ne digère toujours pas cette formation ait refusé de participer aux élections législatives et municipales de février 2020. « On doit sanctionner tout parti qui boycotte les élections, propose-t-il-, soit on est déséquilibré, soit on a pris de l’argent sinon comment comprendre qu’un parti refuse de prendre part au suffrage comme l’exige la loi ? »

A la veille de ces consultations électorales, le président du MRC, Maurice Kamto annonce que son parti ne sera finalement plus en lice. Il conditionne à sa participation, à la résolution de la crise anglophone et à l’adoption d’un code électoral consensuel. Un camouflet pour de nombreux militants, dont Célestin Djamen qui venait de passer près de 10 mois de prison aux côtés de Maurice Kamto pour sa participation aux marches interdites de janvier 2019. Marches durant lesquelles le MRC revendiquait une présumée victoire volée de son leader à la présidentielle d’octobre 2018.

Célestin Djamen a également fait savoir que le siège de son parti est à Douala, au quartier Bessengue. APAR devrait se déployer dans les prochains mois, avec en ligne de mire les élections locales et la présidentielle de 2025

Corridor Douala-Bangui : la Minusca s’engage à sécuriser trois départs de convois marchands par semaine

Dans une note d’information publiée le 14 avril, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) s’engage à sécuriser davantage le corridor Douala (Cameroun)-Bangui (Centrafrique).

« Dans le but de continuer à ravitailler la capitale centrafricaine depuis le port de Douala au Cameroun, la Force [multinationale] a établi le long de cet axe des points de contrôle lui permettant d’effectuer en toute sécurité des escortes de convoi dans les deux sens. Pour une meilleure reprise des activités économiques, elle entreprend d’effectuer jusqu’à trois départs par semaine de convois marchands sur cet axe », apprend-on du communiqué.

La sécurisation du corridor du corridor Douala-Bangui fait partie des doléances des quelque 5000 camionneurs en activité sur cet axe. Ce dernier a été fermé pendant près de trois mois pour cause d’insécurité entretenue par des bandes armées en RCA. Conséquence : depuis le déclenchement des troubles en République centrafricaine, à la veille de l’élection présidentielle du 27 décembre 2020, plus de 1000 camionneurs transportant des marchandises destinées à approvisionner la capitale centrafricaine étaient stationnés le long dudit corridor, où transitent des marchandises pour environ 55 milliards FCFA chaque année, selon la Douane camerounaise. Finalement, le 5 mars dernier, le corridor a été rouvert.